06/05/2007

Le jeune Diogène

Le jeune Diogène voulait devenir philosophe.
 
   Pourquoi?
 
   Pour avoir un esprit clair et une grande indépendance
d'idée.
 
   Mais atteindre cette tranquillité d'âme demande des efforts
et du temps libre.
 
   Ainsi, Diogène commença donc par prendre un esclave pour ne plus avoir à se consacrer au nettoyage des sols et aux tâches les plus ingrates.
 
   Il paya également un cuisiner pour ne plus avoir à confectionner lui-même ses repas.
 
   Il embaucha un sophiste pour écrire ses discours
et engagea un rhéteur pour les prononcer à sa place sur l'Agora.
 
   Un comptable gérait ses biens et un intendant s'occupait
de sa maison.
 
   Il s'entoura tant et si bien qu'il finit par obtenir le contraire
de ce qu'il avait espéré :
 
   l'esclave devait sans cesse être rappelé à l'ordre, le
cuisinier le dérangeait pour connaître ses préférences, le
sophiste, le rhéteur et le comptable l'assaillaient de questions.
 
   Accaparé par autant de soucis, incapable de consacrer une heure à la philosophie, Diogène se rendit chez son ancien Maître. 
 "Comment vivre simplement? La vie matérielle exige trop de temps" se plaint-il. 
 Et le maître de répondre :
 "Observe la souris qui voyage sans bagages et mange quand elle a faim; regarde ce petit enfant qui boit à la fontaine dans le creux de sa main; prend exemple sur le chien qui se réchauffe au soleil.
 
   Ont-ils, selon toi, moins que le nécessaire?
S'ils possédaient la pensée, n'auraient-ils pas tout le temps
de s'y consacrer?"
 
   Diogène remercia son maître et congédia sur le champ
tous ses employés. Il quitta sa maison et vécut le reste de sa vie en plein air.
 
   Et lorsque les passants se riaient de son dénuement,
il leur répondait:
 
   "Dépouillés de tout, dites-vous que la vraie grandeur
est en nous tout nus; les biens nous ont été prêtés:
soyons heureux de les rendre ".
 
.................................................................
 
   Avons-nous vraiment besoin de tout ce que nous possédons ?
Serions-nous moins heureux si nous possédions moins ?
 
   Souvent, avec les richesses, nous accumulons des soucis
dont nous nous serions passés. On entend souvent dire :
"Le temps c'est de l'argent" et c'est vrai:
 
   L'argent grignote notre temps, il exige beaucoup de soins
et trop d'attention !
 
.................................................................
 
   "La pauvreté désire peu, le luxe beaucoup, l'avarice tout."
Abraham Cowley

12:30 Écrit par Ruth dans contes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour, ah certe que non. Nous n'avons pas besoin de tout ces artifices, mais la société elle le veut... Nous sommes dans un système qui veaut que pour être bien il faut avoir plus que son voisin... Pauvre système je te l'accorde mais c'est ainsi.
Alors autant en profiter.

Écrit par : Soledad | 06/05/2007

super ton histoire mary , non vraiment nous pourions enfin moi en tout cas nous passer de beaucoup de choses , le bonheur n'est pas ni dans la richesse ni dans la pocession . tres doux debut de semaine a toi . bisous . yepa

Écrit par : yepa | 07/05/2007

Ca fait réflechir! Et il est vrai que l'argent ne fait pas le bonheur, il peut y contribuer, mais il y a aussi des personnes riches et qui sont malheureuses comme les pierres...

Écrit par : mad | 24/08/2009

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