17/04/2007

Le cric

Un représentant crève un pneu en rase campagne.

 

   Il ouvre son coffre cherche son cric... en vain.

 

   Pas de cric.

 

   Il était sur une petite route de campagne, en plein mois de juillet, et personne ne passait sur cette route.

 

   Il décida de se rendre au village le plus proche, dont il voyait le haut du clocher au loin, pour emprunter un cric.

 

   Le chemin était long, il faisait chaud, et en route, il se dit:

"Est-ce qu'il vont seulement en avoir un, un cric, à me prêter ?"

 

   Il avance encore, et, tout transpirant, se dit :

"Et je connais ce genre de village, ils n'aiment pas les étrangers !"

 

   Et un peu plus loin, il se dit : "Il ne me connaissent pas, vont-ils seulement vouloir me le prêter,  ce cric ?"

 

   Et il continue ainsi, s'imaginant les scénarios les plus désagréables, étant pris à parti par les villageois qui trouvaient louche qu'il veuille emprunter un cric, proposant de l'acheter, personne ne voulant lui en vendre un, etc. etc.

 

   Il s'approchait du village, de plus en plus énervé intérieurement, se met sur la place du village, et hurle :

 

   "Puisque c'est comme ça, votre cric, vous pouvez vous le

gaaardeeeer !!!"

 

   Combien de fois nous imaginons-nous ainsi des objections qui ne seront jamais levées, des craintes sans fondement, et combien de fois, n'osons-nous pas demander par peur d'être rejeté ?

18:18 Écrit par Ruth dans contes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Bnojour ma douce stalla
Trés touchant et ben vrais ton écrit
Gros bsous
Sylvie

Écrit par : sylvie | 18/04/2007

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